
Maire :
Bernard FISCHER
Conseillers municipaux :
| Pierre SUHR | Marie SONGY Bruno FREYERMUTH Catherine SOULE |
Directeur Général des Services : Richard SATTLER
Permanence du maire et des adjoints : sur rendez-vous
Carrefour romain, puis villa royale mérovingienne, « Ehenheim » est citée pour la première fois en 778, et nommée Oberehnheim en 1242 pour se distinguer de Niederehnheim (Niedernai). On suppose que la ville était la propriété des Ducs d’Alsace puis des monastères de Hohenbourg (actuel Mont Sainte-Odile) et de Niedermunster, les deux couvents fondés par Sainte-Odile et son père.
Vers 1240, Obernai s’affranchit de la tutelle monastique pour accéder au rang de ville avec l’appui des Hohenstaufen, ce qui lui permet d’ériger des fortifications, d’être dotée d’une organisation judiciaire et fiscale propre, et de tenir un marché et des foires. En 1354, Obernai et les neuf autres villes impériales d’Alsace (Wissembourg, Haguenau, Rosheim, Sélestat, Kaysersberg, Colmar, Turckheim, Munster et Mulhouse) s’associent pour fonder la Décapole. L’organisation municipale se met en place avec deux priorités : affranchir la ville de l’autorité du prévôt (délégué de l’Empereur) et neutraliser l’influence des nombreux nobles de la cité.
Le XVIème siècle marque l’âge d’or de l’essor obernois. L’artisanat et la viticulture (exportation) se révèlent prospères. La Renaissance laissera son empreinte architecturale entre autre sur l’Hôtel de Ville (1523 et 1610), la Halle aux Blés (1554), le Beffroi ou Kapellturm, le Puits à Six Seaux (1579) et de nombreux édifices privés.
Alors que la guerre de Trente Ans ravage la région, la ville est occupée et rançonnée. Suite aux traités de Westphalie de 1648, Louis XIV annexe les dix villes de la Décapole à la Couronne de France en 1679. Obernai devient ville royale et perd son autonomie.
Le XVIIIème siècle sera à nouveau une période prospère. Après la Révolution, l’histoire d’Obernai se confond avec celle de l’Alsace. Au cours du XIXème siècle, le paysage urbain connaît des transformations décisives : les portes de la ville sont détruites, les routes et le chemin de fer se développent. La cité est annexée à l’Allemagne en 1871.
Le tournant du XXème siècle est marqué par une nouvelle période de modernisation. Epargnée par les destructions de la Seconde Guerre Mondiale, malgré les incorporations de force dont témoigne le Mémorial du Mont National, la ville connaîtra un essor économique et touristique remarquable à partir des années soixante. En vingt ans, sa population double et Obernai devient un important pôle d’emploi.
Eglise Saints-Pierre-et-Paul : construite à l’emplacement d’une ancienne église gothique démolie en 1867, le bâtiment de style néogothique est le plus grand sanctuaire d’Alsace après la Cathédrale de Strasbourg. Son chœur contient de riches peintures de Martin Feuerstein (1856-1931) et des boiseries du Colmarien Théophile Klem (1849-1923).Le transept droit possède de jolis vitraux datant de la fin du XIXème siècle, celui de gauche deux joyaux du gothique flamboyant (l’autel du Saint-Sépulcre de 1504 et quatre verrières de la fin du XVème siècle) ainsi que la custode en grès rose des Vosges contenant le cœur de Monseigneur Freppel, évêque d’Angers, né à Obernai en 1827 et mort en 1891.

Le puits à Six Seaux : de style Renaissance, trois colonnes corinthiennes portent un baldaquin avec des inscriptions du Nouveau Testament. Ce sont des passages tirés de l’entretien du Christ avec la Samaritaine au puits de Jacob et du discours sur le Pain de la Vie.
L’Hôtel de Ville : commencé en 1370, il a été agrandi et transformé à plusieurs reprises. Sur la façade nord, l’aile gauche remonte à 1523 la droite à 1848. Au premier étage, l’ancienne Salle de justice a reçu en 1609-1610 un décor de boiseries et des peintures murales illustrant les Dix Commandements.
Le Beffroi (Kapellturm) : d’une hauteur de 59,60 mètres, il est, avec le chœur, le dernier vestige de la chapelle de la Vierge édifiée à la fin du XIIIème siècle et détruite en 1873. Ses quatre premiers étages ont été construits vers 1280 en grès rose des Vosges. Un cinquième surmonté d’une flèche octogonale a été ajouté en 1597. Le Kapellturm servait de tour de guet à la ville. Aujourd’hui, il est toujours son clocher.

La Fontaine Sainte-Odile : édifiée en 1904 devant l’Hôtel de Ville, elle représente Sainte-Odile, patronne de l’Alsace, avec sa crosse d’abbesse. Un livre ouvert et deux yeux rappellent sa guérison miraculeuse.
La Halle aux Blés : construite en 1554, la grande boucherie a servi de halle au blé et de musée. La clochette du pignon annonçait jadis l’ouverture et la fermeture du marché hebdomadaire.
La synagogue : construite en 1876, elle constitue un beau modèle de style néo-roman.
La Cour Fastinger : à la fin du XVIème siècle, elle appartenait au bourgmestre boucher Michel Gyss. Son fils transforma le bâtiment en 1607. Son emblème, avec couperet et tête de bœuf, est visible au-dessus du puits.
La Maison Romane : construite vers 1220, cette ancienne cour a été remaniée à la Renaissance.
Les Remparts : cette double enceinte, achevée en 1298, entoure la vieille ville sur une longueur de 1,5 km et compte encore trente tours, en partie conservées. Les huit portes ont en revanche été démolies au XIXème siècle. Le large terre-plein sert aujourd’hui de promenade
Adresse : Place du Marché - BP 205
Tél. : 03 88 49 95 95
Fax : 03 88 49 90 83
Courriel : secretariat@obernai.fr
Site : www.obernai.fr
Horaires d’ouverture au public
Du lundi au mercredi de 8h15 à 12h00 et de 13h45 à 17h00
Jeudi de 8h15 à 12h00 et de 13h45 à 17h30
Vendredi de 8h15 à 12h00 et de 13h45 à 16h30